07 janvier 2008
Oxala House : Best wishes for a better world…
Dear All,
A little e-card to wish you the best for the new year (and more) and to
thank you a lot for your support throughout the last few years.
Oxala_eCard
No doubt that another world (a better one, with more sustainable
relationships) is still an attainable utopea !
Kind Regards,
Zouheir (on behalf of Oxala House)
09 janvier 2008
Oxala House : Voeux d'un monde meilleur...
Chers tous,
Une période de fêtes qui me met toujours à plat… un compteur qui
s’incrémente encore une fois et qui prend un malin plaisir à me rappeler
que ce monde ne va guère mieux (est-ce un euphémisme ?)…
Raison de plus de vous souhaiter le meilleur pour cette nouvelle année,
de vous remercier pour la confiance que vous aviez témoignée, à un moment
ou à un autre, à Oxala House, ainsi que pour votre adhésion à l’esprit
qu’elle tente de véhiculer.
Un monde meilleur est toujours possible…
Zouheir
PS : Je suis conscient que ce message pèche par son manque d’optimisme et
ne fait guère dans le politiquement correct (d'ici, j'entends certains
murmurer "comme d'habitude !"). La carte jointe pourrait peut-être
me faire pardonner : Oxala_eCard
01 janvier 2009
Oxala House : Vœux en temps de récession
Une fois par an, j'ai l’habitude mais surtout le plaisir de vous remercier pour la confiance que vous aviez témoignée, à un moment ou à un autre, à Oxala House, ainsi que pour votre adhésion à l’esprit qu’elle tente de véhiculer.
Ceci fut la partie sympa de mon message… A partir de là, les choses se corsent.
Emotifs s’abstenir…
Habitués au traditionnel et rébarbatif « On vous souhaite une Bonne et Heureuse Année 2009 », ne lisez surtout pas ce qui suit…
Conservateurs, passez votre chemin. Il n’y a rien à lire…
Angoissés et dépressifs, vous n’avez clairement pas besoin d’aller plus loin…
« Au lieu de fulminer contre les ténèbres, il vaut mieux allumer une petite lanterne » (Proverbe chinois).
Je vais plutôt allumer un cierge…
2008 aura été l’année de toutes les crises : crise alimentaire (les émeutes de la faim se propageant de l’Afrique à l’Asie et aux caraïbes), crise financière (des mastodontes de la finance demandant à genoux l’aide publique), crise énergétique (avec le pétrole atteignant des sommets jamais connus), crise du Système en entier (les fondamentalistes n’ont pu que constater, avec stupéfaction mêlée parfois d’horreur, que le système bâti depuis une quarantaine d’années par leurs « experts économistes » a failli s’effondrer comme un minable château de cartes).
2008 aura été la fête aux boucs émissaires…
Avec chacune de ces crises, nous avons cherché et trouvé un bouc émissaire : le FMI et les agro-carburants pour la première, des financiers peu scrupuleux et des régulateurs incompétents pour la seconde et la quatrième, les spéculateurs de tous bords et l’appétit insatiable des chinois, pour la troisième…
Et comme un malheur ne vient jamais seul, 80% des huîtres qui devaient être consommées dans un ou deux ans sont mortes au cours de l’été 2008 (source : Le Monde 1/1/2009), frappées par un mal mystérieux… De quoi assombrir les perspectives des prochains réveillons. Celui qui me trouve un bouc émissaire pour cette catastrophe, gagne son poids en huîtres…
La crise, ça a du bon… Elle permet de remettre les pendules à l’heure.
Mais à aucun moment, on n’a remis en cause notre mode de vie, ni nos pratiques de (hyper-sur) consommation. On ne s’est toujours pas posé de questions sur nos responsabilités, ni nos conneries éventuelles, encore moins sur la viabilité du Système… Depuis le reflux du pétrole, nous avons remis nos panneaux solaires et nos éoliennes au placard.
Je suis bien curieux (une pure curiosité intellectuelle que je suis prêt à payer) de la réaction qu’on aura bientôt face à la crise écologique qui fait les cent pas à nos portes… Des catastrophes naturelles récurrentes et virulentes nous laissent de marbre. La planète se meurt, et pourtant on ne jure que par la croissance du PIB… Que fera-t-on des quelques dizaines de millions de réfugiés climatiques qui frapperont à nos portes ? Accepteront-ils d’être nos futurs boucs émissaires ? Que fera-t-on devant l’imminent krach alimentaire et social ? Les foules rugissantes se contenteront-ils d’un p’tit « Soyez sympa… Attendez le retour de la croissance ! »
On me dit : « Notre Système est trop beau pour s’effondrer… »
En Afrique de l’ouest, on dit pourtant « Une pirogue n'est jamais trop grande pour chavirer »
J’entends d’ici certains parmi vous fulminer, grommeler, me traiter de tous les noms d’oiseaux… J’aurais dû leur raconter un joli conte de Noël (Il faut dire que la période s’y prête). A ceux-là, je ne peux que présenter mes excuses les plus plates de jouer les troubles fête pendant cette période de fêtes. Qu’ils reprennent tranquillement leur dégustation de huîtres…
Je ne répèterai pas mon cri de guerre de mes vœux 2008 « A bas le Système ! », car j’ai l’impression qu’il s’y dirige tout seul comme un grand. Et je n’aime pas taper sur les faibles, encore moins quand ils sont à terre…
Que notre récession reste une jolie petite récession bien sympathique et ne se transforme pas en une HORRIBLE dépression… du moins pas tout de suite.
Soyons, pour une fois, fous : optons pour la simplicité volontaire. La décroissance sera alors cool à vivre.
Mes meilleurs vœux d’un monde meilleur... En me lisant jusqu'ici, vous l'avez bien mérité.
Mieux encore, j’ai même une p’tite carte de vœux pour vous :Oxala_eCard2009
Zouheir
PS : Ceci fut notre premier et dernier message de l’année… Ouf !!
Oxala House: Season’s Greetings during Crisis Times
A little message to thank you a lot for your support throughout the last few years.
Looking forward to seeing you (again) in Djerba Island.
Hurrah, 2008 is over!
If you’re waiting for the traditional “Merry Christmas and Happy New Year” message, please, please do not go further in reading my annual message…
I may be sarcastic but never to the point of using the kind of messages featured by some greetings cards that capitalize on the global gloomy mood and featuring, such as “Have a Great Depression and a Subprime New Year”
A Chinese proverb says “Instead of damning the darkness, it's better to light a little lantern.”
I would rather switch all Xmas lights on…
Here we are at the end of 2008. Most of us would argue that it was not a year to look back on. It is rather a year to look away from!
No doubt, 2008 will be remembered as the “annus horribilis” that brought down the world to its knees, within a global horrible mess, a mixture of interrelated crises: a food crisis, a financial meltdown, an energy/raw materials crisis, and finally, a System crisis.
For years and years, we’ve heard Medias and politicians from all parties announcing the down of a new era of perpetual growth and prosperity. 2008 provides the counter-thesis to the official speech. And what if this is the end of the global expansion cycle?
In times of crisis, people always look for scapegoats, a simplistic way to avoid bearing one’s own responsibilities. So far, we’ve been blaming the IMF, biofuels, bankers’ dishonesty and policymakers’ incompetence, Chinese appetite, uncontrolled free market fundamentalism…
The inconvenient truth is rather basic: We are living beyond our means and there is no improvement in sight. We are all guilty of this mess. We have built a hyper-consumption society that threatens all our ecological life-support systems and swallows our energy resources and raw materials at an unsustainable pace.
We have become accustomed to the intellectual hypocrisy, subscribed to all empty rhetorics disguising our System’s fragility.
Now, reality is just biting back. Our global economy looks like a huge Ponzi scheme, ready to implode at the first earthquake.
The “Doctor Doom and Gloom” (this is not me) says:
“We probably have less than ten years to put ourselves back on the road to sustainability.
It is vital to prevent the eminent social and ecological crashes and to avoid a worldwide climate/sustainability collapse. This would be really really HORRIBLE!”
For that, don’t you think that we should rethink our economy away from the demand for perpetual growth? Voluntary downsizing is a solution… Just think about it.
The emperor is naked and so are his knights, you and me.
But Hope you the best attainable World. A little e-card is here for that: Oxala_eCard2009
Zouheir (on behalf of Oxala House – Djerba)
PS: This is my annual message, don’t worry… Now, it is finished.
02 novembre 2009
Adieux d'un futur chômeur (merci Sarko ! )
Toute bonne chose a une fin. Mais les adieux n’ont jamais été mon point fort…
J’ai été ravi de bosser avec vous durant ces dix années (ceci ne préjuge en rien de la réciproque). Ce n’est pas de la langue de bois, car je me suis arrangé pour ne partir qu’une fois que tous ceux qui m’ont miné l’existence déjà partis.
Vous allez peut-être me prendre pour un dingue, mais vendredi soir, en quittant les bureaux, je me suis posé la question de ce qu’aurait pu dire Pierre Desproges à ma place… Et j’ai pensé à sa fameuse « Il y a une coutume du spectacle qui me gonfle singulièrement, c’est les rappels. C’est totalement absurde, les rappels. Enfin, écoutez, dans la vie normale, dans la vie courante, quand un mec a fini son boulot, qu’est-ce qu’il fait ? Il ne revient pas, il dit au revoir, et il s’en va… Enfin, on n’imagine pas un plombier, re-sonnant à la porte, après avoir réparé une fuite, juste pour refiler un petit coup de clé de douze. ».
Je me garde, cependant, la possibilité de passer manger à la cantine…
En tout cas, je ne vous fais point d’infidélité. Je pars pour ne rien faire ou, du moins, pour faire moins, car c’est un noble art que de ne rien faire : « Besides the noble art of getting things done, there is the noble art of leaving things undone. The wisdom of life consists in the elimination of non-essentials » (Lin Yutang. J’aurais pu vous le faire en Chinois… mais bon…).
Plus terre à terre, et dès que je vois plus clair dans mon agenda, je vous convierai à un p’tit pot des plus informels… un vendredi dans 2 ou 3 semaines, question de pouvoir trinquer avec tout le monde.
Bises,
Le Chômeur
Prémonition
There’s a battle outside
And it’s ragin’.
It will soon shake your windows
And rattle your walls
For the times are a-changin’.
(Bob Dylan)
03 novembre 2009
Hard Rain
And what did you hear, my blue-eyed son?
And what did you hear, my darling young one?
I heard the sound of a thunder, it roared out a warnin
I heard the roar of a wave that could drown the whole world
I heard one hundred drummers whose hands were a-bleedin’
I heard ten thousand whisperin’ and nobody listenin’
I heard one person starve, I heard many people laughin’
Heard the song of a poet who died in the gutter
Heard the sound of a clown who cried in the alley
And it’s a hard, it’s a hard, it’s a hard, it’s a hard
And it’s a hard rain’s a-gonna fall.
Bob Dylan, Hard Rain






















